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Ma position concernant le service public hospitalier et le CHI Jean Rostand est bien connue des Sévriens. Le droit à la santé pour tous est inaliénable. Ce droit s’exerce au travers du réseau public médico-hospitalier qui a fait la preuve de sa qualité et dont la gauche doit défendre l’intégrité et assurer les moyens de financement.

N’oublions jamais que l’hôpital public reste le dernier lieu de santé accessible à tous et qu’il n’aurait servi à rien de créer la CMU, par exemple, si l’on démantèle par ailleurs le réseau public d’hospitalisation et d’urgences.

Cela n’empêche pas, bien entendu, que des efforts de gestion soient faits.

Mais ces efforts ne justifient en rien la fermeture systématique d’unités hospitalières parfaitement intégrées dans le tissu local surtout lorsque des services de médecine générale, des services d’urgence ou des services de chirurgie peuvent s’appuyer sur un plateau technique justifié par la présence d’un service de pointe. C’est exactement le cas pour l’hôpital de Sèvres. La maternité est devenue (malheureusement, car on n'en serait pas là sinon) au fil du temps et d’une gestion hasardeuse, le seul et dernier service de pointe du CHI et, donc, l’épine dorsale d’un hôpital dont on oublie trop souvent qu’il pratiquait à une époque la chirurgie et un panel étendu de services de médecine.

Le transfert de la maternité du CHI Jean Rostand est tout d’abord le fruit du renoncement d’un maire trop soumis à l'autorité de son homologue de Boulogne, d’une part, et à celle de l’ARH, dirigée par un préfet, d’autre part. Il est de notoriété publique désormais qu’Ambroise Paré aura, en 2012, son pôle Maternité Pédiatrie et que la maternité de Sèvres ne fera que transiter par Saint-Cloud avant de rejoindre Boulogne, à la plus grande satisfaction de J.P.Fourcade, mentor du maire de Sèvres, et de la droite boulonnaise.

Ce transfert est également le résultat d’une vision malthusienne de l’évolution de la population de Sèvres. Certes, le vieillissement de la population est une donnée inéluctable, globalement, mais chercher à faire s'installer à Sèvres de jeunes couples serait un bel objectif politique en termes de diversité. Pour autant faudrait-il commencer par lutter contre le foncier hors de prix et pour le logement accessible à tous. Ce qui est loin d'être le cas dans notre ville, comme dans notre département.

Ceci dit, la cohabitation entre une maternité et un service de gérontologie n'est pas absurde à priori. Il faut affirmer qu’il est possible d’ouvrir des places en soins de suite et de gériatrie, en ouvrant les étages fermés du CHI de Sèvres, en utilisant l’emprise dégagée par l’ancienne maison de retraite tout en maintenant la maternité et en modernisant son plateau technique pour attirer de nouvelles activités de médecine et de chirurgie. C’est une question de volonté politique.

Je ne laisserai pas ce débat se fermer par lassitude, même si je suis le seul à continuer à défendre cette position.

Le maintien d’un vrai service d’urgence au CHI J.Rostand, 24h/24h et 7j/7j, en dépend.

Plus globalement, je me battrai pour la défense des services publics territoriaux de Sèvres et des personnels qui s’y consacrent. Le redressement des équilibres financiers nationaux ne doit pas se faire au détriment des services publics qui assurent concrètement chaque jour la cohérence sociale sur notre territoire.

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