En effet, contrairement à ce que voudrait faire croire la chronique "conviviale" du maire dans "Le Sévrien", le barrage contre ma désignation en commission des finances et le barrage contre Luc Blanchard pour la communauté d'agglomération, ont été voulus et organisés par lui.
Car, si l'on y réfléchit bien, rien n'empêchait le maire de porter à 11 (ou 12) le nombre de conseillers municipaux qui siègent à la commission des finances. L'orgnaisation des commissions est proposée par le maire et est validée dans le règlement intérieur du Conseil municipal. Or ce règlement intérieur doit être adopté dans les 6 mois de la nouvelle mandature. Rien n'empêchait donc le maire de proposer trois sièges à l'opposition sous réserve de validation du nouveau règlement intérieur. Augmenter le nombre de conseillers à la commission des finances serait d'ailleurs justifié par le fait que c'est la commission qui traite et de loin, le plus de dossiers. Il y a donc une volonté délibérée de ne pas me voir siéger en commission des finances. Cette supposition est validée par le vote qui a eu lieu sur le désignation des membres de cette commission. Je n'ai pas recueilli une seule voix de la majorité, tandis que Catherine Candelier (Les Verts) en a obtenu 27 et Pascal Giafferi (Modem) 26. Pouquoi le maire ne voulait il pas me voir en commission des finances ? La campagne a laissé des traces et les critiques que nous avons porté sur la gestion municipale ne lui ont pas plu. Et pourtant avions nous tort ? Je constate simplement que la maire a décidé de mettre en place deux groupes de travail : L'un sur la prospective budgétaire (J'avais demandé, sans obtenir la moindre réponse, les prévisions d'autofinancement et d'endettement à horizon 2012). L'autre sur le suivi des projets d'investissement (Combien de fois avons nous dénoncé les dépassements systématiques des budgets d'investissement! ).
Ce qui s'est passé sur la commission des fiances s'est reproduit pour la désignation des représentants du Conseil Municipoal à la communauté d'agglomération Val de Seine. Alors que l'opposition disposait de 3 sièges à la CAVDS lors de la précédente mandature, elle n'en a plus que 2 aujourd'hui. Hasard ? Certainement pas ! Là encore, le but est de brider l'expression de l'opposition en "selectionnant" ceux de ses représentants qui peuvent siéger ou non à la CAVDS. Curieusement, pour ce siège, le choix de la majorité a été défavorable aux Verts, puisque Luc Blanchard a été "éliminé". Pourquoi? Là encore, rien n'empêchait le maire de Sèvres de décider que sa ville aurait 3 représentants de l'opposition à la commuanuté. Il ne l'a pas fait. C'est bien pour cela que je parlais plus haut d'une régression de la démocratie à Sèvres.