Eric BESSON, Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité
Critiques sur le financement du programme de Ségolène ROYAL : l’hommage du vice à la vertu ?
Les socialistes doivent s’estimer flattés que pèsent sur eux une exigence de rigueur comptable dont ses concurrents se sont systématiquement exonérés jusque là. C’est l’hommage du vice à la vertu. Rappelons de ce point de vue que la somme provisoire des engagements de Nicolas SARKOZY fait apparaître un solde de dépenses nettes de plus de 77 milliards et que le projet de François Bayrou n’est toujours pas connu … Rappelons que plusieurs des mesures détaillées hier avaient déjà fait l’objet d’une évaluation lors du chiffrage du projet socialiste rendu public le 1 er juillet 2006. Rappelons aussi que Ségolène ROYAL a indiqué que son projet se déploierait à prélèvements obligatoires constants, ce qui signifie : pas d’augmentation globale des impôts, taxes et cotisations sociales et qu’il devait être compatible avec l’hypothèse de croissance retenue de 2,5 % en moyenne par an pendant 5 ans et que l’objectif de désendettement maîtrisé de l’État doit être respecté. La marge de manœuvre se situe donc autour de 35 milliards d’euros de dépenses nettes (dépenses brutes moins recettes nouvelles). Les socialistes n’ont guère de leçons de gestion à recevoir d’une droite qui aura depuis 2002 accrû le poids de la dette publique de 300 milliards d’euros, accumulé près de 80 milliards d’euros de déficit sur la sécurité sociale et fait connaître à notre pays un déficit historique du commerce extérieur de 30 milliards d’euros et fait augmenter d’un point les prélèvements obligatoires. Nous sommes donc prêts à une confrontation publique, sous le contrôle d’experts indépendants avec l’UMP sur deux thèmes :
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