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Chers Sévriennes, Chers Sévriens,


Vous êtes nombreux ce soir.
Oh, Je n’aurais pas la prétention de dire que c’est pour m’écouter moi, que vous êtes venus si nombreux !
Restons modestes ! La présence de Michel Rocard à Sèvres est un moment fort de cette campagne.
Mais je suis fier de m’adresser à une si belle assemblée.
Et puis, c’est la règle, tu le sais, mon cher Michel.
J’ai mis ta photo en énorme sur l’affiche du meeting, les Sévriens sont venus nombreux pour te voir et t’écouter.
Mais demain, grâce à toi, je pourrai faire le fier, sur le marché en disant « vous avez vu » !   300 personnes à "MON" meeting.

Chers amis, c’est la deuxième fois que je prends la parole à ce micro, ici, au SEL pour un meeting de campagne, à quelques jours du scrutin.

Souvenez vous, la première fois, c’était en janvier 2006. J’étais devant vous déjà pour défendre les chances de la gauche à l’élection cantonale partielle. Bien sûr, nous avons été déçus du résultat. Mais sans nous en rendre compte, c’est peut être grâce à ce scrutin perdu que nous avons franchi la première marche de ce long parcours qui nous permettra de gagner aux municipales : L’Union. Je vous disais alors, en 2006 : Je vous invite surtout, chers amis à m’aider à gagner la victoire de l’Union qui sera notre combat premier pour la victoire de la gauche, de toute la gauche, ici à Sèvres,
L’union, cette union de la gauche sévrienne que peu croyaient possible. Nous l’avons faite.
 
C’était la condition première de la victoire. Elle est réalisée. Je suis fier de l’avoir réalisée, avec vous tous. Je voudrais remercier ici, en tout premier lieu, nos partenaires. Le Parti communiste, bien sûr, le Parti Radical de gauche, dont nous soutenons activement la campagne à Vaucresson. Je voudrais remercier encore nos amis de Sèvres Débats. Ils ont eu des moments difficiles, lorsque R Faljzynberg a déserté les rangs de la gauche pour se laisser prendre, mais avec quel espoir, dans les filets de Monsieur Sarkozy. Aujourd’hui, il est dans le camp du maire. Qui l’eût cru ?
Malgré cette défection, ils ont tenu bon à Sèvres Débats ! Fidèles, eux à leurs valeurs d’humanisme de gauche.
Je suis heureux et fier qu’ils soient si bien représentés à mes côtés. Ils le méritent tant !

La deuxième condition de notre victoire sera de réussir le plus large rassemblement de deuxième tour ! Avec nos amis Verts, la tradition est longue maintenant. Vous les connaissez bien. Comme moi. Entre deux élections, nous chantons en coeur « Je t’aime, moi non plus », mais au moment du choix, ils sont là et je peux ce soir vous annoncer que l’accord de fusion de nos deux listes au second tour est acquis, et je tiens ici à les en remercier.
Le choix que fera la liste MODEM de Pascal Giafferi au second tour ? Je ne le connais pas.
Je souhaite évidemment qu’ils nous rejoignent, dans un choix pour l’avenir et non pour les situations acquises, dans une perspective de renouvellement, et non de continuité trop connue, trop convenue, dans le choix d’un coup de jeune pour notre ville après 25 ans de règne sans partage d’une droite trop sûre d’elle-même.
Mais c’est leur choix. A eux de décider.
Je veux saluer le courage de Laurence Rossi, Conseillère municipale et Présidente du MODEM de Sèvres, qui a osé se mettre en marge de la majorité du maire sortant  pour dire haut et fort son désaccord sur la conduite de la ville. Seule, il fallait le faire !
Saluons aussi l’obstination de Pascal Giafferi qui malgré, m’a-t-on dit, toutes les pressions de l’UMP et du maire sortant a été jusqu’au bout de la démarche de constitution de sa liste.
Et quand je lis son programme pour un nouveau souffle, une nouvelle ambition et une nouvelle équipe je suis convaincu qu’ensemble, nous pourrions faire bouger les choses.

Je parlais du programme du MODEM. Et si nous parlions du notre ?

Car c’est bien la troisième condition pour la victoire, la plus importante, bien sûr. Notre programme. Nous travaillons dessus depuis deux ans ! Et le résultat est beau. Vous l’avez vu ! Beau sur le plan de la conception et de la mise en page et je tiens ici à remercier Claude Lesaulnier et Catherine Gavrel pour leur superbe travail. Mais beau aussi sur le contenu.
« Envie d’une ville ». Comment mieux résumer tout ce travail de réflexion, d’imagination, de créativité que nous avons mené depuis deux ans. Oui, envie d’une ville. Parce que j’aime Sèvres, comme vous tous, et que nous sommes 35 sur la liste à avoir dessinée patiemment le futur possible de cette belle ville de Sèvres. Une ville à vivre, qui avance, qui rayonne !!
Car la vitalité même de Sèvres est menacée, comme si notre ville devait se résigner à n’être plus qu’une simple banlieue de Boulogne Billancourt, comme vient de si bien le dire Pierre Gaborit. Une banlieue agréable, sans doute, fonctionnelle, peut être, mais de moins en moins ambitieuse. Oui, notre ville menace de verser dans l’assoupissement d’une simple banlieue résidentielle. Pas de vie le soir, le manque de lieux et d’activités pour les jeunes, un commerce de proximité qui a du mal à se développer, voire, simplement à survivre.
Or face aux enjeux d’aujourd’hui, Sèvres a tous les atouts pour être exemplaire et dynamique. Développement durable, écologie urbaine, lien social et solidarité, logement et transports, dynamisme culturel et sportif, commerce et emploi, démocratie de proximité directe, équilibre entre générations, Il n’est pas un domaine où nous ne puissions faire mieux, ensemble !
Avec mon équipe, je mobiliserai l’intelligence et l’immense talent des Sévriens pour construire, avec vous, une ville ouverte et entreprenante, épanouie et solidaire, pour redonner un coeur à notre ville en harmonie avec ses quartiers.
Et nous ferons la preuve, je le dis publiquement devant vous à notre invité de ce soir, Michel Rocard, puisque dans quelques instants il nous donnera du recul en parlant de la situation nationale, nous ferons la preuve qu’une mairie de gauche peut mieux que toute autre faire beaucoup pour les préoccupations actuelles et quotidiennes des Français :
Le logement, problème immense qui touche toutes les catégories sociales désormais et que nous prendrons à bras le corps,
Le pouvoir d’achat que nous défendrons concrètement demain avec des transports gratuits, une refonte du quotient familial, des places en crèche supplémentaires,
La santé grâce à cette plateforme de santé que nous installerons à l’Hôpital de Sèvres,
Les jeunes à qui nous offrirons enfin un lieu de vie et de sociabilité ici même, à côté du SEL, dans la maison des jeunes que nous construirons.
Le développement durable, nécessité impérieuse de ce siècle, avec ce choix ambitieux de faire des Bruyère notre premier éco quartier.
La solidarité, avec toute l’attention que nous porterons à la situation de chacun en ville, afin qu’aucune situation de revenu, de handicap, ne conduise à l’exclusion.
Alors, oui, mes chers amis, nous avons tout en main pour gagner.
Il ne nous reste plus qu’à battre le maire sortant. Est ce impossible ? Je ne le crois pas une seconde. Pourquoi ?

 

J’avais prévu de parler de lui, de mon adversaire, le très sarkozyste François Kosciusko Morizet.
Et, je me demande, dans le fond, est ce bien la peine de lui consacrer du temps.
Son dernier tract, le petit jaune, dit tout de lui et de ses méthodes.
Insultant, manipulateur, truquant nos chiffrages jusqu’au ridicule et cachant les siens.
Obligé pourtant de reconnaître que l’endettement va augmenter à toute vitesse d’ici 2010, découvrant une « cagnotte » cachée jusqu’à ce jour, que pas même la plupart de ses adjoints ne connaissaient pas. Au fait, d’où vient elle ? 
Et puis ce verbiage éculé d’une droite d’un autre siècle, les socialo communistes le bulldozer entre les dents (c’est dur) pour collectiviser les coteaux ! ! Les socialo communistes qui veulent étrangler d’impôts les sévriens ! !
Il n’a aucune retenue.
S’il pense que c’est sur la peur qu’il gagnera ! La peur, toujours la peur.
Comment diraient mes enfants ? C’est, oui, c’est « pathétique ».
La peur, peur des autres, peur de la mixité, peur des jeunes, peur de la différence… S’il pense gagner là dessus, qu’il y aille ! Le réveil sera  difficile.

Car moi, chers amis, je mise sur le talent et l’intelligence. Celle de mes colistiers, elles sont immenses. Les vôtres, bien sûr, vous les avez prouvés.
Mais aussi le talent et l’intelligence de toutes les Sévriennes et de tous les Sévriens !
Je n’ai pas peur de demain, car j’en ai la conviction, je le sais, avec vous demain sera forcément meilleur

Alors oui, concluons sur notre force, sur notre programme. Avez-vous rencontré un seul sévrien, une seule sévrienne qui ne l’ai lu avec attention, qui ne l’ai apprécié comme une vrai promesse d’une ville meilleure pour tous !
Oui, notre programme est beau !
Comme notre ville de Sèvres pour laquelle vous et moi donnons tant.
Sèvres plus belle, Sèvres Rayonnante, Sèvres en mouvement, les Sévriens sauront le reconnaître, c’est nous !
Le dynamisme, c’est nous !
L’enthousiasme, c’est nous ! Alors, mes chers amis, mes chers amis colistiers, au travail ! Nous avons encore 5 jours pour finir de convaincre les Sévriens et je vous le dis, je le sais, votre enthousiasme déplace des montagnes et j’en suis sûr, grâce à lui, grâce à vous, je vous le promets, nous gagnerons !

Michel, dans quelques instants, tu vas prendre ce micro. Je voulais te dire juste ceci, avant. Il y a une « génération Rocard » chez le socialistes !
Tu as tant fait pour faire avancer la pensée socialiste. Nous te devons tous beaucoup.
Comment oublier les grandes avancées sociales que tu as fait réaliser à notre pays ! Créer un impôt négatif, il fallait le faire, tu l’as fait avec le RMI !
Elargir l’assiette des cotisations de solidarité au-delà du seul travail, là aussi, il fallait le faire et tu l’as fait avec la CSG.
Et si je suis sur cette estrade ce soir, Michel, c’est grâce à toi ! J’ai rejoint la section de Sèvres du Parti Socialiste en juin 93. T’en souviens tu ? Notre Parti dans la tourmente, la claque aux législatives. Et toi, tu nous a dit : « Ne perdez pas courage, Au travail » et nous avons lancé ce magnifique travail des assises de la solidarité.
Ce fut une grande réussite sur Sèvres, dont beaucoup parmi vous se souviennent certainement ce soir ici.
Alors oui, Michel merci à toi d’être là et bravo !