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Chroniques de mai 2006

Samedi 27 mai : Je vous livre (voir en bas de cette chronique) la réaction d'un militant socialiste aprés l'annonce de l'amnistie de Guy Drut. Rappelons que G.Drut avait été condamné en 2005 dans l'affaire dite des "Lycées d'île de France". Dans les années 90, avant l'arrivée de la gauche à la Région et sous la présidence de M.Giraud (RPR), les entreprises de BTP devaient financer, de façon détournée, certains partis politiques pour obtenir les marchés de rénovation des lycées d'Île de France.

Vente à la découpe : Similitude de cas  entre 2 résidences GECINA : Un ami des Bruyères qui se renseigne sur les affaires de vente à la découpe et sur Gecina a fait circuler le mail suivant, cette semaine : "J'apprends que la résidence Jeanne d'Arc située  19 avenue Jeanne d'ARC à 92160 Antony , propriété de GECINA, constituée de  250 logements,  datant des années 70, est  également l'objet  d'une vente à la découpe.
Les locataires sont réunies en association, dont le Président est M. Yves LECONTE.
Leurs problèmes sont identiques."

Polémique et climat tendu au Syndicat mixte de l'île Monsieur : La dernière réunion du syndicat mixte de l'île Monsieur a été houleuse. Il s'agissait, au détour d'un avenant au budget, d'avaliser diverses hausses dans les coûts de réalisation du projet. Ce projet est passé, en quelques années d'une trentaine de millions de Francs à 57 millions d'Euros TTC. Il y a quelques mois, furieux qu'il n'y ait dans les cartons qu'un projet de base nautique, N.Sarkozy a décidé d'ajouter au projet une piscine, accessible au plus grand nombre. C'est du bon sens. Mais le maire de Sèvres n'en veut pas sur le site. La piscine sera donc installée sur une barge sur la Seine, amarrée à la berge. Coût : 15 à 20 millions supplémentaires. Au total, donc, les 70 millions d'euros seront dépassés. (Soit, pour un ordre de grandeur, 6 fois l'endettement actuel de la ville de Sèvres !!) Là, même les élus de droite commencent à trouver que l'addition est un peu trop salée. Le maire de Sèvres s'est engagé à trouver 2 millions d'économie ! A suivre...

Insolite!

Vu à Sèvres, rue Gambetta.

La Patrie se protégeant de la pluie. Comme si, en cette fin difficile de quinquennat, elle se demande ce qui va encore lui tomber sur la tête...

 

Vendredi 19 mai : Maternités - Le journal "Le Parisien" d'hier relaie le cri d'alarme lançé par la Fédération Hospitalière de France : "l'hôpital public vit une pénurie de lits d'obstétrique. Les Françaises continuent de faire des bébés mais peinent à trouver de la place pour accoucher"

"Si cela continue, déclare Claude Evin, le président de le FHF, on aura une vraie crise. La pression est de plus en plus lourde sur l'hôpital public qui n'arrive plus à faire face à ses missions"

Il y avait 902 maternités en 1995, il n'en reste plus que 653. (Souvenez-vous, par exemple qu'alors que le seuil de fermeture des maternités est fixé à 300 accouchements par an, la fermeture de celle de Sèvres, qui en fait plus de 2000 par an, a été arbitrairement décidée par l'ARH et le maire de Sèvres...)

Le Parisien livre d'ailleurs le témoignage d'une maman qui s'est vue refuser une place à Sèvres, au pretexte "qu'elle s'y prenait trop tard"... Il faut savoir que dans le même temps, le maire de Sèvres se félicite d'avoir décidé la fermeture de la maternité de notre CHI, dont, dit-il avec aplomb, la "fréquentation est en baisse". Le plus sûr moyen, effectivement de faire baisser la fréquentation est, vous l'aurez compris, de refuser les parturientes!

Jeudi 18 mai : Vente à la découpe aux Bruyères. Je vous mets ci-dessous copie du courrier que j'ai adressé à JP.Fourcade, Président de la communauté du Val de Seine. Je lui demande dans ce courrier une réponse, au moins orale, pour le conseil d'aujourd'hui. Répondra t'il ?

A Monsieur Jean Pierre FOURCADE

Sèvres, le 10 mai 2006

Monsieur le Président,

A Sèvres, 251 logements de la résidence des Hauts-de-Sèvres dans le quartier des Bruyères vont être vendus « à la découpe » par la société GECINA, société contrôlée par le groupe espagnol METROVACESA.

Dans le même temps, à Boulogne Billancourt, l’opération immobilière engagée, à l'origine, par la FRANCE MUTUALISTElaisse également à penser qu’une opération de vente à la découpe y sera effectuée : 863 logements dans la partie Nord de Boulogne (moins 30 % de logements sociaux dits « réservés ») et 420 dans la partie Sud, boulevard Jean Jaurès.

Or précisément, l’action 3.2 du programme local de l’habitat de la Communauté, après avoir rappelé l’enjeu qui est d’ « éviter l’amplification du phénomène de vente à la découpe et surtout ses conséquences en terme de modification de peuplement, induite par la disparition de logements à loyers bas ou intermédiaires », se donne pour objectif de « permettre à la collectivité de réagir, si elle le souhaite, dans les cas de vente à la découpe ». Cette même action 3.2 donne les voies d’agir : instaurer des réserves pour le logement, utiliser l’outil de préemption, travailler avec des opérateurs relais.

Il nous parait donc tout à fait opportun de mettre en œuvre cette action 3.2 dans le cadre des opérations immobilières évoquées ci-dessus, et de concevoir un montage, dans le cadre de la Communauté d’agglomération, qui lui permettrait, directement ou indirectement, d’acquérir les logements en vente lorsque les locataires ne souhaitent pas ou ne peuvent pas en faire l’acquisition. L’objectif étant de préserver notamment la mixité sociale des quartiers et d’améliorer notre parc social intercommunal, objectifs de base du PLH de la Communauté.

Je vous demande donc d’intervenir sur ce point en tant que Président de la Communauté d’agglomération et de nous informer, lors du Conseil de 18 mai prochain, de vos intentions d’actions.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pour le Groupe Val de Seine Gauche et Verts

Jacques Blandin

Mercredi 17 mai : A paraître dans le Sévrien, notre chronique de juin.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes a, voici quelques semaines, durement critiqué la gestion de notre ville par le maire actuel. On peut s’étonner que le maire et le groupe de la majorité municipale, qui ont sans doute mal lu ce rapport, accusent les socialistes d’être « diffamatoires » à l’égard de la mairie et de son personnel lorsque leur journal, l'Action Sévrienne,  reprend mot pour mot les termes de la Chambre régionale des comptes (page 6 de son rapport). De qui se moque t’on ? Les fonctionnaires municipaux ne font qu’appliquer les directives du maire. C’est donc à lui que vont les critiques de la Chambre, pas au personnel municipal. Si la chambre pointe un défaut d'organisation ou de compétences,  c'est de sa faute. Le maire serait il au dessus des lois et de la critique ? La Chambre régionale des comptes appréciera que ses remarques soient jugées diffamatoires par le maire et sa majorité.

Le promoteur privé GECINA a décidé la vente « à la découpe » de 251 logements locatifs aux Bruyères. Le maire, informé de cela depuis plusieurs mois, a accepté que cette opération se fasse aux conditions du promoteur, sans en parler aux locataires, ni même à son conseil municipal. Il a fallu que notre groupe demande à en débattre au conseil du 11 mai pour qu’il envisage, presque à contre cœur semble t'il, une concertation transparente avec les habitants concernés et les élus ! Rappelons, pourtant que le programme local de l’habitat, voté lors ce conseil municipal, pointe l’insuffisance du parc locatif à Sèvres, qu’il soit public ou privé, et fustige, de ce fait, les risques de vente à la découpe. C’est sur cette base que notre groupe demande que la collectivité publique – Sèvres ou communauté d’agglomération Val de Seine – prenne toutes les initiatives garantissant que les locataires, qui ne voudront ou ne pourront pas acheter dans les conditions imposées par ce bailleur puissent rester à Sèvres.

Vendredi 12 mai : Vente à la découpe (suite...) Lors du conseil municipal d'hier soir, le maire a donné son point de vue sur la vente à la découpe de 250 logements locatifs de la Résidence des Hauts de Sèvres.

Son discours sur cette affaire est mot pour mot celui du groupe Gécina, l'actuel propriétaire, qui a initié cette opération de vente. Aprés avoir vanté en Gécina un "bailleur qui a une véritable approche sociale" (à 3750€ du m², soit dit en passant...) il a déclaré "qu'il ne faut pas diaboliser ce genre de vente", que personne ne peut empêcher un propriétaire de vendre, surtout pas le maire, que la sociologie du quartier ne sera pas modifiée et que Gécina prend des engagements précis.

Lesquels ? C'est son adjointe qui en a fait la liste : Maintien dans les lieux des personnes âgées de plus de 70 ans >> C'est la loi ! Que dans certains cas, les baux pourraient être prolongés de trente mois >> C'est la loi ! Que les ménages ayant des ressources inférieures au plafond PLI seront relogés >> C'est la loi !

Bref, l'engagement de Gécina est d'appliquer la loi...

Le maire déclare se placer en position de veille active ! Pour l'instant, les locataires de Bruyères n'ont vu que la veille, trés passive.

Par la voix de JL Michaud, nous avons défendu une toute autre position, à commencer par le nécessaire dialogue avec les actuels locataires. Nous demandons l'application du Programme Local de l'Habitat, signé à grand renfort de publicité avec Boulogne Billancourt. Le PLH indique dans son paragraphe 3.2 qu'il faut: "Permettre à la collectivité de réagir dans le cas de vente à la découpe" Comment ? en instaurant des "réserves sur le logement", en "utilisant l'outil de la préemption" et enfin en "Travaillant avec des opérateurs relais, qui prennent en charge le parc concerné". Nous invitons donc le maire a réfléchir à une intervention directe de la SEMI comme opérateur relai, adossée, du fait de sa petite taille, à un autre bailleur social. Nous nous étonnons du prix de vente proposé qui est trés élevé et nous demandons une contre évaluation par le service des domaines ou par un autre bailleur social.

Nous encourageons les actuels locataires à s'unir pour peser au mieux sur le propriétaire et sur la mairie.

Nous l'écrivions en Avril dans "Le Sévrien"

Le secteur des acacias est un secteur fragilisé avec 500 logements dont ½ courent le risque d’opérations de vente à la découpe. Nous exigerons que la ville soit vigilante pour prévenir ce risque de vente à la découpe.

Vendredi 5 mai : Ils ont osé !

Depuis quelques semaines la rumeur bruissait que le groupe GECINA, propriétaire de 250 logements de la résidence des Hauts de Sèvres aux Bruyères allait vendre appartements "à la découpe". Nous avions condamné par avance cette opération, demandant à ce qu'elle ne se fasse pas, que les pouvoirsq publics y mettent leur veto, comme ils peuvent le faire, tant elle serait contraire aux (pourtant modestes) intentions de maintien du parc locatif à Sèvres énoncées dans le PLU en cours de rédaction. Et bien non. Le PLU n'est qu'un bout de papier de bien peu de poids face aux intérêts des grands groupes immobiliers. Et le maire, informé depuis janvier, n'en a pas dit un mot. Bien sûr ! Il était en campagne...

Les actuels locataires n'auront pas le choix en fin de bail. Soit ils rachètent leur logement, soit ils partent! Combien pourront racheter, au prix de 3750 € le M² ?

Les Socialistes et leurs élus, farouchement opposés à ces pratiques, invitent tous les Sévriens à se mobiliser pour défendre les habitants de la résidence des Hauts de Sèvres. Ci dessous, le texte du tract que nous diffusons dès ce soir dans Sèvres.

  • Suite à « la vente à la découpe » 250 locataires obligés d’acheter leur appartement dans la Résidence des Hauts de Sèvres ou de quitter Sèvres à la fin de leur bail.
  • Le Maire de Sèvres pourtant informé depuis janvier n’a même pas daigné avertir les locataires concernés, ni même le Conseil Municipal et n’a rien fait pour empêcher cette opération.
  • Un prix du mètre carré de 3750€ non négociable rend obligatoire le départ de Sèvres d’un grand nombre de familles qui ne pourront pas acheter.
  • Le parti socialiste qui a toujours dénoncé ces opérations de vente à la découpe, entend mobiliser toutes les forces de gauche et les associations pour s’opposer à ce projet destructeur de logements locati

Amnistie de Guy Drut par J.Chirac : L'analyse d'Alain Ratteni, membre du bureau de la section de Sèvres du Parti Socialiste.

Le président Jacques Chirac a "décidé de prendre une mesure d'amnistie individuelle" en faveur de l'ancien champion olympique Guy Drut (et surtout député UMP), condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis dans l'affaire des marchés publics de la région Ile-de-France.

L'Elysée a confirmé avoir pris cette mesure pour permettre à Guy Drut de pouvoir continuer à siéger au sein du Comité international olympique, ce qui est tout à fait essentiel pour la France et la défense de ses intérêts dans le domaine sportif".

A la suite de sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France en octobre 2005, le député UMP et ancien ministre des Sports avait été suspendu provisoirement de tous ses droits, prérogatives et fonctions attachés à sa qualité de membre du CIO le 9 décembre dernier par la commission exécutive de cet organisme.

Guy Drut avait renoncé à interjeter appel de sa condamnation mais avait formulé une demande d'amnistie auprès du président de la République. Il avait certainement plus confiance à ses amis qu’en la justice.

Il y en a assez de cet état UMP qui détient tous les pouvoirs et se permet maintenant d’amnistier un de ses membres condamné par la justice.

Comment peut on revendiquer représenter l’esprit Olympique lorsqu’on a été condamné par la justice de son propre pays ?

N’existe t’il pas suffisamment de sportifs de haut niveau en France au casier judiciaire vierge pour nous représenter?

Lorsqu’on a exercé la fonction de ministre et que l’on se voit condamné par la justice de son pays la première règle morale consisterait à démissionner de tous ses mandats, mais il y a longtemps que « le terme de morale » est exclu du vocabulaire des membres du parti du Président.

Monsieur Guy DRUT vous avez été un modèle pour tous les jeunes sportifs de ce pays, vous allez maintenant renvoyer l’image d’un citoyen qui se croit au dessus des lois de son pays.

 

Que s'est-il réellement passé à Chaville dans "l'affaire Fofana" ?

Jean Levain, maire PRG de Chaville, nous l'explique :

Ces derniers temps, les media nationaux se sont fait l’écho de l’«affaire » FOFANA. Sur la base d’une récente dépêche de l’AFP, un certain nombre d’organes de presse, de radiodiffusion ou de télévision ont émis des commentaires qui, dans certains cas, pouvaient laisser penser que le maire ou la Municipalité de Chaville s’opposaient sans motif sérieux au relogement de la famille FOFANA et que ce fait constituerait une atteinte au droit des gens, en particulier en ce qui concernerait leur sécurité ainsi qu’à la justice sociale. Ce mauvais procès est évidemment sans objet en ce qui nous concerne.

Dès lors, il nous paraît utile, en particulier à l’intention de ceux de nos amis qui n’ont pas eu accès à une information complète et objective, de resituer les éléments de ce dossier sur des bases sérieuses et d’expliquer les raisons de l’attitude de notre municipalité.

Le 2 mars dernier, un appel en provenance de l’OPIEVOY nous avertissait qu’à la demande du Préfet des Hauts de Seine, un dossier FOFANA était présenté à une commission d’attribution exceptionnelle, du fait de la réquisition par ladite Préfecture d’un logement de type 4 au 1, rue du Gros Chêne à Chaville. Le préavis nous était donné le vendredi pour le lundi suivant, 6 mars.

Le 6 mars, la commission, irrégulièrement composée (quorum non atteint, membres non réguliers, absence du représentant des locataires), se réunissait et malgré le vote négatif du représentant de la mairie, attribuait le logement concerné à la famille FOFANA

Quelques jours après, un coup de fil de la Sous-Préfecture de Boulogne avertissait le maire que la famille ne souhaitait pas, ou plus, occuper le logement proposé.

Dans ces conditions et devant le manque total de concertation démontré par la Préfecture des Hauts-de-Seine (aucun appel au maire avant ou après la réquisition, aucune communication écrite et simple notification orale du devenir du dossier) et l’irrégularité évidente de la procédure, la ville a demandé à son conseil juridique de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Versailles.

Sur le fond, les conclusions déposées étaient que le risque de trouble à l’ordre public étaient évidents : dans un contexte où un membre de la famille FOFANA était accusé de faits extrêmement graves, largement publiés et susceptibles de provoquer des réactions violentes, il était attribué sans aucune forme de concertation avec l’autorité locale et sans l’en avoir même directement informée un appartement dans un lieu à la fois très visible (une tour de 13 étages contenant plus de 100 logements) et coutumier d’incivilités graves et persistantes.

Et ce, alors même que la ville de Chaville a plusieurs fois fait preuve d’une bonne volonté peu courante dans le département en relogeant des personnes en difficulté dans une autre commune, sans tenir aucun compte des priorités locales ou de l’appartenance desdites personnes à telle ou telle communauté. A noter également l’existence d’un refus préalable du relogement de la part d’un autre organisme HLM, l’existence d’un patrimoine OPIEVOY dans d’autres communes de sensibilité politique différente dans les Hauts-de-Seine, enfin l’éloignement de Chaville par rapport au lieu actuel du domicile des intéressés et par conséquent de leurs éventuelles habitudes de travail.

Sur la forme, les conditions de réunion et de fonctionnement de la commission étaient irrégulières et l’urgence de la nécessité d’un relogement ne paraissait pas évidente ainsi que la suite l’a d’ailleurs parfaitement démontré (refus de l’attribution par les intéressés, notifié par la Sous-Préfecture de Boulogne). De plus, la Ville a signé en mai 2005 avec la Préfecture des Hauts-de-Seine une convention stipulant la reprise du contingent préfectoral.

Devant le refus d’attribution notifié officiellement par la Sous-Préfecture, nous pensions le dossier clos. Mais la semaine dernière, plus d’un mois après ce premier épisode, le dossier se trouvait soudainement réactivé par une dépêche de presse de l’AFP –laquelle ne nous avait pas contactés, ni préalablement ni postérieurement- et qui a communiqué à de nombreux media les conclusions de notre recours au TA de Versailles.

Ces conclusions mettaient l’accent sur les risques de troubles à l’ordre public en cas de relogement forcé des FOFANA dans une zone de Chaville très visible et déjà largement éprouvée par l’incivilité voire des incidents (incendies de poubelles, de véhicules et d’un parking).

Dans la foulée, les media se sont largement manifestés, insistant sur le fait que nous aurions « refusé » un logement aux FOFANA. Ainsi qu’expliqué précédemment, cela est rigoureusement impossible et de plus la commission avait statué en faveur de l’attribution d’un logement subséquemment refusé par les bénéficiaires !

Dans ces conditions on ne peut que s’interroger à plusieurs titres :

Le relogement à Chaville d’une famille qui a aux dires mêmes de l’autorité préfectorale rapidement refusé le logement attribué d’office, était-il si urgent et nécessaire que cela ?
Comment expliquer le refus systématique de l’autorité préfectorale d’entamer tout dialogue avec une municipalité qui fait depuis des années des efforts considérables en faveur du logement social et de communiquer autrement que par téléphone avec elle, sur une affaire particulièrement délicate de surcroît ?
Comment expliquer la mystérieuse mise en branle des media, provoquée par une dépêche non contradictoirement rédigée de l’AFP, sur une affaire close depuis plus d’un mois ?

La municipalité de Chaville, sûre de son bon droit et fière de son travail réalisé depuis des années au profit d’une véritable mixité sociale et de la vraie justice sociale, dans un contexte où de très nombreuses et urgentes demandes de logement peuvent difficilement être satisfaites, attend une réponse à ces interrogations.

NON au policier référent dans les collèges ! Il faut, tout au contraire, embaucher des éducateurs de rue.

Policiers dans les collèges des Hauts-de-Seine : rassemblement de la FCPE devant le conseil général

Hier, samedi 1er avril, la FCPE des Hauts-de-Seine appelait à un rassemblement devant le Conseil Général pour manifester son opposition au protocole mettant en place le policier référent.
De nombreuses villes étaient représentées et les parents avaient demandé à être reçus par le Président du Conseil Général ou par l'élu en charge de ce dossier. Ils ont trouvé porte close... personne pour recevoir une délégation alors qu'une demande d'audience avait été adressée à Nicolas Sarkozy.
Seuls des élus socialistes et communistes étaient venus soutenir les parents contre une mauvaise décision imposée sans concertation à la communauté éducative.
La fédération du PS des Hauts de seine était représentée par Joaquim Timoteo, responsable fédéral aux questions éducatives.
Le Maire de Clichy, Gilles Catoire, a indiqué qu'il avait adressé un courrier au ministre de l'Education nationale et qu'un recours avait été déposé contre le protocole. Le Président de la FCPE 92 a souligné l'importance, dans la période, de s'opposer à la logique politique de ceux qui souhaitent que le répressif l'emporte sur l'éducatif.
N. Sarkozy teste, dans son département-laboratoire, des mesures qui ont vocation à être généralisées; c'est pourquoi il est important que dès maintenant le parents, les enseignants et les élus de gauche fassent échec à cette mesure emblématique de l'approche répressive et policière du Ministre de l'Intérieur.

 

Le PS lance une grande campagne d'adhésion

Après l'ouverture du blog de la Fédération du Parti Socialiste des Hauts-de-Seine, notre Parti lance une grande campagne d'adhésion. Il est désormais possible de dévenir militant, en adhérant sur internet :

"Jusqu'au 1er juin, les nouveaux adhérents paient 20 euros et peuvent participer à l'élaboration du projet socialiste pour 2007 et au vote de désignation du candidat à l'élection présidentielle en novembre. C'est en renforçant le Parti Socialiste qu'il sera possible de battre la droite en 2007".

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